webleads-tracker

Compte-rendu – Retour sur Akoya Start You Up 2019 : Rencontre avec quatre pépites de la HR Tech

No Comment yet 29 avril 2019 par dans AKOYA, Blog

Le 11 avril 2019 se déroulait la 5ème édition d’Akoya Start You Up, à 42, l’école de code de Xavier Niel. Retour sur la soirée qui a mis en lumière quatre start-up prometteuses de la HR Tech française.

 

 

Connexion. C’est le mot d’ordre de la grande messe de la HR Tech organisée par le cabinet de conseil en stratégie Akoya, qui relie deux communautés de l’innovation RH : les start-ups et les décideurs RH. Préparez-vous pour une plongée dans l’univers de 42, l’école de code fondée par Xavier Niel, avec ses circuits informatiques et ses serveurs apparents, ses néons et lignes de code sur les 300 ordinateurs qui trônent dans chaque salle de classe.

L’événement est l’occasion de mettre en lumière les quatre start-up RH françaises les plus prometteuses devant un parterre d’une centaine de DRH. Pour cette cinquième édition, ce n’est pas un, mais trois prix qui ont été décernés en fin de soirée : l’emblématique prix HR Tech Akoya, le Coup de cœur des consultants, et le Prix du public, attribué en live par la tribune de DRH présents.

Décryptage des tendances de la HR Tech

 

« +175%, c’est l’augmentation des investissements en HR Tech
dans le monde en 2018, qui totalisent 3 milliards de dollars. »
Vincent Barat, co-fondateur et associé d’Akoya

 

+175%. C’est le chiffre sur lequel insiste Vincent Barat, co-fondateur et associé d’Akoya Consulting et maître de cérémonie. La même année, la HR Tech a vu naître ses premières licornes (start-up valorisée à 1 milliard de dollars ou plus, NDLR) : SmartRecruiters, le job board américain et Huike Group la puissance chinoise du digital learning. On retrouve donc sans surprise le recrutement et la formation en moteur de la croissance de la HR Tech dans le monde. Pour autant, comme le démontre le rachat en 2018 de Glint, une plateforme digitale dédiée à l’engagement des équipes, les deux autres catégories surveillées par Akoya, la vie au travail et le talent management, ne sont pas en reste, rappelle Vincent Barat, avant de présenter rapidement les quatre start-up stars de la soirée, et de donner la parole au premier pitcheur.

Skillup, la gestion de la formation 100% digitalisée

C’est Hugues Peuchot, co-fondateur de Skillup qui ouvre le bal. Celui-ci commence par constater que l’on dépense en France 10 milliards d’euros par an dans la formation, mais « ce que l’on sait moins, c’est que 50% des salariés sont insatisfaits de l’accompagnement des services RH dans leur parcours de développement des compétences », selon une étude réalisée par la start-up, en partenariat avec Météojob, auprès de 1 500 collaborateurs. Pour Hugues Peuchot, ce problème provient du fait que les RH consacrent trop de temps (80%) à la partie invisible de la gestion de la formation : la partie administrative. Et ce au détriment de la partie visible, la plus impactante, par exemple la définition de la politique de formation ou encore l’accompagnement des collaborateurs dans le développement de nouvelles compétences.

Skillup propose de digitaliser tout le processus de gestion de la formation : du recueil des besoins à l’évaluation de la formation, en passant par l’inscription des collaborateurs. « Ce qui prenait avant 4h, va prendre maintenant 2 minutes », déclare Hugues Peuchot, dont l’objectif est « de redonner aux responsables formation leur vrai rôle, pour se concentrer sur le développement de compétences, et les tâches à forte valeur ajoutée ». Grâce à ses robots scrapper, la plateforme est connectée en temps réel à 250 organismes de formation, permettant ainsi la mise à jour constante des données sur les formations disponibles. Intuitive et simple à mettre en place (moins d’une semaine pour la déployer), elle permet également une personnalisation de l’interface (logo, couleurs), mais aussi des formations proposées (formations recommandées, ajout d’un organisme de formation interne…).

Skillup accompagne aujourd’hui de grands groupes, et « est particulièrement utile lorsque les métiers sont très divers au sein d’une entreprise », conclut le co-fondateur de la start-up.

Clevy, un chatbot pour les questions récurrentes

C’est Salim Jernite, CEO et co-fondateur de Clevy qui s’élance en deuxième. « Face à de la nouveauté et de la complexité, on a tous à peu près la même réaction, et dans vos entreprises c’est pareil, on appelle ça des questions récurrentes » nous explique ce dernier. Il ajoute qu’aux Ressources Humaines, les assistants « passent plus de 25% de leur temps à répondre toujours les mêmes réponses à toujours les mêmes questions. » Il précise également que ces questions récurrentes coûtent 5 millions d’euros par an pour une entreprise de 1 000 collaborateurs. C’est pour cette raison que Clevy est né. La plateforme permet d’automatiser les réponses à ces questions récurrentes par la création simple et directe de chatbots.

Cet outil « rapide, simple à utiliser pour les fonctions supports et multilingue » permet de bénéficier d’un assistant virtuel qui répond à plus de 70% des questions des collaborateurs sur des sujets internes. Sa technologie conversationnelle fait gagner du temps aux RH sur des tâches chronophages, et leur permet de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée : « rencontrer les collaborateurs et se concentrer sur des activités et des dossiers plus personnalisés et complexes », souligne Salim Jernite. Il ajoute également que Clevy est un moyen de centraliser l’information, qui est souvent difficile d’accès dans les entreprises, et donc de faciliter la vie des collaborateurs.

La start-up travaille aujourd’hui avec des entreprises internationales sur les 5 continents, grâce à son outil utilisable en plus de 15 langues.

HireSweet, l’IA au service du recrutement tech

« Le problème est le même partout dans le monde pour des entreprises qui cherchent à recruter des profils IT, c’est extrêmement difficile, les profils sont rares, le marché est pénurique, et pour chaque jour de retard dans un recrutement, c’est aussi un jour de retard dans le développement et ce sont des milliers d’euros qui partent en fumée chaque jour », commence-t-il en envoyant en fumée une liasse de billets au-dessus de nos têtes. « Cette pénurie, ajoute-il, va encore s’accentuer dans les années à venir, et c’est un enjeu critique pour les entreprises d’aller chercher les candidats avant même qu’ils soient en recherche active. »

Et c’est là qu’intervient HireSweet. La start-up propose, grâce à son intelligence artificielle, d’automatiser la phase de chasse et d’adopter une démarche proactive vis-à-vis des candidats, en utilisant la donnée disponible en open source.

Cette automatisation du sourcing, « qui représente aujourd’hui 60 à 80% du travail d’un recruteur », lui permet de se concentrer sur la prise de contact pour la rendre plus directe, personnelle et humaine. Plus de volume, plus de qualité dans les profils, et plus de rapidité, c’est ce que promet la start-up dont le projet est « de créer le recruteur du futur, une personne unique, qui parle au monde entier, à l’ensemble des entreprises, à l’ensemble des candidats, et qui est capable de faire la meilleure mise en relation au meilleur moment. »

HireSweet, créé il y a un peu moins de 3 ans, travaille aujourd’hui avec près de 700 entreprises sur la recherche de ces profils tech.

Andjaro, la plateforme de gestion de besoins en personnel

C’est Quentin Guilly, CEO et co-fondateur d’Andjaro qui clôt le bal des start-up. Il commence par poser le décor de l’intérim en France : « Le marché de l’intérim pèse maintenant 24 milliards d’euros […] dont 50% est dépensé par les grands groupes ». Il continue en nous expli- quant que les grands groupes ont fait le choix, un peu forcés par l’uberisation, l’accélération et la flexibilisation du marché du travail, d’augmenter le nombre de CDD : « on a doublé le nombre de CDD en 15 ans […], et 80% des contrats signés chaque jour sont des CDD de moins d’un mois. »

Quentin et ses associés ont réalisé que les grands groupes ne voulaient plus des intérimaires, car réputés moins fiables et non-formés aux standards du groupe, et d’un autre côté, qu’ils disposaient de personnel disponible au sein de leurs effectifs, et qu’il suffisait de les repérer pour leur proposer une mission. « Chez Andjaro, on est plutôt pragmatiques, on fait ce que fait votre manager, sauf qu’on le fait en deux minutes via une plateforme extrêmement simple », là où avant la perte de temps, l’implication de trop d’intermédiaires, le rayon d’action limité et le cauchemar administratif régnaient. L’outil d’Andjaro, qui existe aussi en version mobile, permet de repérer les collaborateurs disponibles sur les sites d’une entreprise donnée, de paramétrer un rayon de recherche, et de leur proposer une mission. Sourcer ses talents ponctuels en interne permet « de couper 50% des demandes qui partiraient vers l’intérim », souligne le co-fondateur.

Aujourd’hui, Andjaro c’est 160 000 mouvements de collaborateurs par an, plus de 40 000 collaborateurs connectés, et plus de 10 millions d’euros d’économie pour ses clients.

Albert, l’outil de Strategic Workforce Planning d’Akoya

Last but not least, Jérôme Soulard, product manager chez Akoya vient nous présenter Albert, l’outil de Strategic Workforce Planning lancé par le cabinet. « Ce que l’on met en général derrière le sujet de SWP c’est globalement le volet RH du plan stratégique de l’entreprise qui vise à anticiper les grandes évolutions de métiers », rappelle-t-il pour commencer. « Plus concrètement ce que l’on cherche à faire, c’est identifier les écarts entre les besoins de l’organisation sur ses différents métiers et sa démographie naturelle ». En effet, anticiper est une démarche vertueuse et saine qui permet d’éviter les solutions « court-termistes et souvent radicales ».

Jérôme illustre le problème du processus tel qui est appliqué aujourd’hui par l’image d’un château de cartes : « friable, hétérogène, difficilement consolidable », car fondé le plus souvent sur une formule Excel (très) complexe. L’ambassadeur d’Albert rappelle que chez Akoya, le SWP est un sujet cœur, et une expertise développée depuis 2013. « C’est de là qu’est née l’idée de transformer notre expertise en un outil qui permet de faire du SWP le plus simplement possible. » Trois grands principes animent Albert : c’est un outil complet, qui suit l’ensemble de l’exercice, du quantitatif au qualitatif ; collaboratif car il permet de partager son SWP avec son équipe projet ; et simple, tant dans l’implémentation que l’utilisation.

La nouvelle ambition d’Albert est d’aller plus loin sur l’intelligence mise derrière le diagnostic et de faciliter au maximum les plans d’action : « Le but avec est d’en faire le premier outil qui identifie automatiquement les grands sujets de votre population », conclut Jérôme Soulard.

Quels sont les lauréats de la soirée ?

Ce sont Antoine Aubois, co-fondateur et associé d’Akoya, et Christelle Golhen, consultante senior du cabinet, qui remettent le Coup de cœur des consultants 2019, une grande nouveauté de cette année. Et c’est Andjaro, la plateforme d’optimisation de staffing qui remporte l’adhésion des consultants !

Vient ensuite la remise du Prix du public 2019, une première également. En effet, les DRH présents ont pu voter pour la start-up qui les a le plus séduits. Antoine Aubois annonce, après un temps de suspense, le grand gagnant : et c’est Clevy qui remporte le prix, avec 39% des voix !

Pour finir cette soirée, nous assistons à la remise de l’emblématique Prix HR Tech Akoya, qui récompense la start-up qui a le plus changé la donne parmi les start-up pitcheuses de l’édition précédente d’Akoya Start You Up.

Le lauréat est Uptale, qui était en compétition avec Chance, Entr’UP et Supermood ! Aurélie Truchet, co-fondatrice d’Uptale se voit remettre le prix par Maylis Danné, directrice Talents et Engagement chez Nestlé et également présidente du jury, qui explique le choix du jury pour la start-up d’immersive learning : « Grâce à Uptale, n’importe qui peut devenir ingénieur pédagogique et créer sa propre formation en réalité virtuelle ou augmentée. »

 

Akoya Start You Up connecte une fois encore start-up et DRH au cours d’une belle soirée, enrichissante et énergisante. Si vous êtes une start-up RH et que vous souhaitez présenter votre solution lors de la prochaine édition d’Akoya Start You Up, rapprochez-vous dès à présent d’Akoya ! Aux DRH intéressés pour discuter de la soirée et de la HR Tech en général, poursuivez la conversation sur akoyastartyouup@akoyaconsulting.com.

TAGS :

écrire un commentaire

Your email address will not be published.This is a required field!

Archives